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 S.O.S Humain !

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MessageSujet: S.O.S Humain !   Mar 5 Mai - 18:52

S.O.S Humain !



-> Sommaire : (Comme il n'y a pas beaucoup de place par message, j'ai du répartir mon roman sur plusieurs réponses :

Pologue, Chapitre 1 (p.2), Chapitre 2 (p.10) Sont sur ce message !

Lire : Chapitre 3

-Certains personnages sont issus d'un ancien roman ^^-

RésuméNous sommes quelque part dans le futur. Des siècles se sont écoulés, une mutation d'Hommes est apparue sur Terre : une nouvelle race dont le but est d'exterminer les humains et redonner vie à la planète, polluée par les nombreux déchets. Mais que faire lorsque l'on est considéré comme ''animal de compagnie'' ? Il n'y a rien à faire, aucun espoir, aucun avenir sauf celui d'obéir à son maître...


Prologue


En-dessous d’un soleil brillant de mille feux dans un ciel bleu intense trônait une forêt d’arbres morts à la verdure inexistante. Un vent turbulent se déchaînait à travers les fines branches pour emporter quelques rares feuilles séchées. Un véhicule blanc à la forme ovale s’arrêta en douceur dans un coin désert du pitoyable paysage. Aucun système  ne lui permettait de toucher le sol, il était posé à une dizaine de centimètres de celui-ci sans se soucier de l’apesanteur. La moitié de l’étrange automobile se dématérialisa pour donner place à deux hommes habillés d’une tenue argentée. L’un d’eux se précipita à terre, une arme, semblant à un révolver, dans ses mains. Sa tête pivota dans tous les sens, à l’affut d’un danger. L’air inquiet, il fixa son poignet sur lequel était gravé un écran digital. Celui-ci indiquait un point rouge clignotant à travers un quadrillage noir qui se déplaçait lentement.

-Ils sont tout près, nous devrions les rejoindre dans quelques secondes… Prépare-toi !

Des bruits de pas résonnèrent à travers le bois. La forme immobile rajusta une mèche de cheveux d’un roux doré  avant d’appuyer sur un des multiples boutons présents sur son bras droit. Une sorte de cagoule adaptée à sa tenue se matérialisa alors sur son crane et recouvrit la moitié de son visage. Son regard bleuté était concentré sur une souche à demi-arrachée où une ombre venait d’apparaître. Il pointa son arme sur cette dernière qui ne s’apercevait de rien et, de sa main libre, fit un signe à son compagnon qui ne tarda pas à faire de même.

Le silence suivit ce qu’il venait de se passer. L’ombre s’écroula sur le sol sans aucun cri. L’homme baissa alors son révolver et le posa contre son torse. Une matière grise sortant tout à coup de son habit vint engloutir l’objet dans une dimension inconnue.  Le casque se dématérialisa pour redonner place à la chevelure éclatante. La personne avança à pas lents vers une forme inerte. Il avait beau être à plus de trois cent mètres de celle-ci, il pouvait distinguer parfaitement tous les traits physiques. Homme, quarante ans, cheveux bruns courts et bouclés, yeux noirs, d’une masse de soixante-dix kilos et recouvert entièrement de pollution. Un être impur, cela ne faisait aucun doute.

-Chef, il était seul dans ce secteur. Devons-nous continuer les recherches ?

-Non, lui répondit son collègue, nous en avons chassé assez pour aujourd’hui. Récupérons seulement les composants polluants et rentrons.

La personne ramassa les chaussures, la montre et d’autres objets cachés dans les poches du cadavre. Elle ramena le tout vers le véhicule et les jeta dans une petite boite qui ne tarda pas à les aspirer malgré son faible volume. L’homme s’installa sur un siège moulant tout près de son compagnon et appuya sur l’écran qui servait sûrement de commandes au moyen de transport.

-Menace exterminée. Bravo chef ! Notre boulot avance de plus en plus vite. Si ça se trouve, on aura fini avant deux millénaires.

-Patience Paul, patience. Nous ne faisons que commencer !
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Chapitre 1


Dans un petit coin de la campagne, au milieu de verdures et de fleurs, il y avait une humble demeure construite dans un matériau blanc et luisant. A travers une grande vitre, l’on pouvait apercevoir un jeune garçon qui fixait l’extérieur, pensif. Habillé d’un tee-shirt noir, d’un jean et de petites baskets, il était assis sur un carrelage beige d’une propreté remarquable. Aucune tache, aucune poussière, aucune rayure n’était présente. L’humain remuait la tête de temps en temps, faisant balancer une longue et épaisse chevelure noire lui arrivant sur les épaules. Ses yeux, au-dessous d’une mèche partant vers la gauche et lui servant de frange,  étaient d’un vert foncé sublime.  Ils pétillèrent lorsque le son d’une ouverture de porte retentit. Ce n’était ni un grincement, ni un courant d’air. Seulement le bruit de quelque chose disparaissant petit à petit, un vide se dévoilant progressivement.

Le garçon se leva soudainement et se rua vers l’entrée où l’attendait un homme aux environs de vingt –cinq ans. Celui-ci lui caressa doucement la tête, ébouriffant un peu plus les cheveux qui ne l’étaient déjà.  L’homme à la combinaison argentée se dirigea vers une petite salle remplie de miroirs, suivit de l’adolescent. Il fixa quelques instants son visage. Ses cheveux roux commençaient à se démolir et partaient dans tous les sens. Des cernes se dessinaient sous ses yeux bleus fatigués.  D’un geste de main, il caressa l’écran tactile de son bras.

La tenue grise clignota quelques secondes avant de se coloriser lentement pour se teinter de marron pour le haut et de bleu en guise de pantalon. De ses doigts, il coiffa lui-même sa chevelure en la peignant sur le coté, lui donnant une certaine hauteur.  Après s’être changé convenablement, il baissa la tête vers le garçon et lui prit délicatement le visage entre ses mains.

-Tu es toujours aussi sage, mon petit Cyril. Je suis fier de toi.

Le garçon étendit ses petites lèvres en entendant le compliment. Ses joues se teintèrent de rose. Il était heureux. Heureux que son maître soit de retour à la maison. De ses grands yeux verts brillants, il fit mine de chercher autour de lui, dans l’attente d’une récompense méritée. L’homme aux cheveux roux émit un rire à la fois touché et désespéré. Il mit ses deux mains derrière son dos et attendit un instant, le temps d’attiser l’attention et la curiosité de Cyril.

-Tiens, petit gourmand !

Dans sa main gauche réapparue était posée une petite barre de chocolat. Le jeune garçon ne tarda pas à prendre la nourriture tant attendue.  Il inséra un petit bout doux et sucré dans sa bouche et, d’un seul coup de dents, sépara la barre en deux parties inégales. En savourant lentement la sucrerie, il demanda d’une petite voix.

-Comment s’est passée ta journée ?

-Aaah, ma journée… soupira le maître, ce n’est pas maintenant que nous réussirons à exterminer tous les humains sauvages.
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Lors de son éducation, Cyril avait appris qu’il n’existait que deux sortes d’habitants sur Terre. Tout d’abord les humains, différenciés en deux parties : les domestiques et les sauvages. Ce furent les premiers à conquérir la planète entière mais aussi à la détruire par la pollution. En effet, les déchets accumulés ont absolument anéanti tout espoir de vie future. Cependant, la dégradation de ces déchets, avec le temps, a produit une substance liquide grise encore inconnue aux yeux des humains. Elle a reçu pour nom, Dalta.

Au début, aucun être humain ne comprenait l’utilité d’un tel matériau. En plus d’être toxique, il ne pouvait pas être utilisé à la fabrication d’objets. Son état liquide n’a jamais réussit à se solidifier ou se vaporiser. La majeure partie des scientifiques ne s’est donc pas attardée sur lui. Seul un petit groupe continuait toujours de chercher un moyen d’exploiter le dalta. Ils ont d’abord fait des expériences sur des animaux, finissant par éteindre les dernières espèces existantes. La seule découverte qu’ils ont en tirée fut le comportement anormal d’un chien extrêmement robuste. Celui-ci aurait dit quelques mots en français tout à fait compréhensibles juste avant de mourir.

Les recherches continuèrent de plus belle sur des êtres vivants, pour tenter de percer le secret du dalta. Des cobayes humains commencèrent à être utilisés, étant dorénavant les seuls habitants de la Terre. A partir de ce moment, le groupe fut recherché pour d’innombrables meurtres. Chacun des scientifiques finirent en prison. L’histoire de ce matériau aurait pu en rester là si l’un des scientifiques n’avait pas trouvé un anti toxique par hasard. Cette découverte restée cachée, il testa le delta sur lui-même.

Les jours passèrent, le scientifique n’avait rien remarqué d’anormal. Il perdait ses forces petit à petit en sentant sa fin arriver. Il s’était demandé si le dalta servait vraiment à quelque chose. Et plus il se posait la question, plus il en comprenait son sens, le pourquoi de son enfermement, les pensées réelles des humains, l’utilité de vivre, de mourir. Il se sentait capable d’expliquer le fonctionnement de l’univers, le comportement de n’importe quel être vivant, le futur… Il devina même l’utilité du dalta. Cette matière pouvait perfectionner le cerveau de l’être humain jusqu’à dépasser sa capacité maximale.

Possédant une intelligence supérieure à n’importe quel être, le scientifique ne tarda pas à utiliser ses nouvelles compétences pour sortir de prison et retrouver ses camarades. Il leur parla de ses découvertes et leur proposa de devenir comme lui. Seulement la moitié accepta cette offre de mutation. Les autres furent enfermés dans un repaire sécurisé pour ne pas dévoiler leur secret. Le dalta fut récupéré en grande quantité. Avec leur nouvelle intelligence, le groupe savait absolument comment le manipuler de sorte à ce qu’ils puissent créer toutes sortes d’objets remarquables. Ils se trouvèrent un nom adapté pour qualifier la nouvelle espèce d’êtres vivants qu’ils venaient de fonder.  Après un vote rapide, ils choisirent « Macia ».

Les macias trouvèrent un moyen de reproduction original pour agrandir leur espèce. Ils créèrent en toutes pièces un corps humain, qu’ils personnifièrent à leur image, dans du dalta mélangé à du sang. Ce nouvel être vivant était capable de bouger, de respirer, de penser et de dormir. Il n’avait pas besoin de manger et donc, de faire de quelconques besoins. Les scientifiques jugèrent bon de ne pas mettre les organes digestifs et reproducteurs pour laisser de la place à une éventuelle amélioration. Un homme à l’intelligence supérieure venait d’être créé. Un vrai macia, la nouvelle génération qui allait prendre possession de la Terre et ramener le soleil sur les terres désolées.
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Voilà comment une nouvelle race d’humains est apparue sur Terre et en quelques années, en est devenue  la première catégorie d’êtres vivants importante. Les macias avaient pour but de détruire tous les humains et de faire de la Terre une planète nouvelle, sans aucune trace de pollution. Cependant, ce n’étaient pas des êtres dépourvus d’émotions. Certains étaient conscients du mal procuré et de l’injustice envers quelques âmes innocentes. Une règle a donc été instaurée, certifiant que les supérieurs et les chefs des groupes chargés de l’extinction humaines auraient le droit d’adopter un humain qu’ils auraient « purifié » auparavant.  Ces Hommes ont été qualifiés «d’animaux de compagnie ».

Cyril faisait donc parti des exceptions épargnées des humains. Il avait été adopté lorsqu’il était tout petit et vivait dans le luxe et la sécurité. En contrepartie, il ne se souciait pas du sort réservé à ses semblables.  D’ailleurs, on lui avait enseigné seulement  l’existence d’un monde sauvage et impitoyable dans lequel il ne fallait jamais mettre les pieds. Le garçon n’avait pas cherché à en savoir plus. Il devait certes se comporter en bon animal fidèle à son maître mais recevait tous les soins nécessaires en plus de l’affection procurée.

Le son de la porte d’entrée retentit. Une personne aux cheveux bruns, courts et habillée entièrement de gris entra dans la demeure. Cyril suivit son maître pour accueillir l’invité. Il fixa le nouvel arrivant tout en avalant le dernier carré de chocolat. Celui-ci lui caressa légèrement la joue du bout de l’index en guise de salutation et haussa la voix en direction du macia.

-Chef, aux dernières nouvelles, les dirigeants du groupe d’humains auraient été aperçus près de la forêt numéro deux cent six, à bord d’une de leurs voitures.

-Sais-tu à quoi ils ressemblent, Paul ? Nous étions au milieu de cette forêt et notre détecteur d’humains ne nous indiquait aucune colonie présente.

-Eh bien, répondit le dénommé Paul, j’ai pu avoir quelques informations au sujet du physique de deux des quatre passagers. Il y aurait une fille blonde aux cheveux longs et bouclés et un homme aux cheveux noirs et courts. Ils seraient passé il y a environ une dizaine de minutes, en direction du Nord-Ouest. Faut-il tenter de les suivre ?

Le chef hésita un instant et jeta un regard vers son animal de compagnie. Celui-ci n’avait aucune expression. Son visage restait neutre, sans pensée particulière. Le macia soupira et prit Cyril dans ses bras pour le serrer contre son torse.

-Non. Nous ne ferons pas d’heures supplémentaires aujourd’hui. Je vais m’occuper un peu de mon animal. Tu peux rentrer te reposer.

Le soldat hocha la tête et fit un au revoir de la main avant de disparaître de la maison. Le chef posa sa paume sur son bras. Une matière grise et liquide se forma par-dessus son haut vert pour former étape par étape un fin collier noir. Le macia empoigna l’objet et le déposa sur le cou de Cyril qui ne fit aucune protestation. Le collier n’avait pas d’attache. Ses bouts se collèrent sans aucune difficulté et permirent d’entourer complètement la partie dénudée du garçon
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-On va faire une promenade.

Cyril acquiesça par un sourire forcé. Il suivit son maître à l’extérieur et marcha lentement derrière-lui. Le coucher de soleil aux teints roses et oranges était d’une rare splendeur. Pourtant, celui-ci n’existait que depuis quelques siècles, depuis l’apparition des macias. Le temps n’était ni chaud ni froid. Une douce brise se promenait dans la ville et caressait le visage des habitants. C’était une fin d’après-midi calme et monotone.

Cyril ne se préoccupait pas du paysage. Il était perturbé. Voilà quelques temps qu’il sentait une présence le suivre lorsqu’il sortait de chez lui. Il savait pourtant que s’il se retournait, il n’apercevrait rien et cela l’effrayait bien plus. Il n’avait pas osé en parler à son maître, de peur de le déranger pour rien mais ne voulait pas s’éloigner de lui. Il se contentait de le suivre sans se plaindre.

La promenade terminée, le duo revint à la maison. Cyril rejoignit son panier aussi grand qu’un lit et s’enveloppa dans sa chaude couverture, allongé sur de multiples coussins moelleux. Il avala le repas préparé par son maître quelques instants après et se prépara à dormir. Que fera-t-il lorsque le lendemain arrivera ? Il l’ignorait et préférait penser au moment présent. Après tout, rien de mauvais ne pouvait lui arriver tant qu’il était auprès de son maître. Il n’avait qu’à profiter de la vie dans un bien être absolu et finir ses jours dans le luxe.

~~~

La pleine lune éclairait un petit village composé de quelques maisons de pierres peu enviables. Le terrain était délimité par une immense forêt fleurie. Au centre, un petit feu brulait vivement et servait d’éclairage aux quelques habitants rassemblés tout autour. Quatre retardataires se hâtèrent vers le groupe, bousculant quelques personnes pour pouvoir se frayer un passage vers le feu. Ils arrivèrent devant une forme noire.

-Chef, nous avons été repérés par les macias.

La forme ne se préoccupait pas de ce que pouvait raconter la jeune femme. Elle regardait le feu tout en leur tournant le dos. Cependant, une voix calme et douce demanda.

-Vous ont-ils suivi ?

-Non, se dépêchèrent de répondre les quatre humains.

-Dans ce cas, il n’y a rien d’inquiétant pour l’instant. Les macias peuvent nous retrouver d’un moment à l’autre. Il ne faut donc pas s’angoisser pour peu de choses. Nous vivons dans la peur et le danger depuis des siècles. Si nous voulons survivre le plus longtemps possible, il faut rester calme. En ce qui me concerne, je vais faire une petite entrée dans leur citée.

-Mais… C’est de la folie chef ! s’exclama un des hommes du petit groupe, pourquoi faire ce suicide ?

La forme tourna légèrement la tête, laissant entrevoir d’immenses yeux bleus sombres sur un visage sans expression.

- Il y a une personne que j’aimerais rencontrer.
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~~~

Le jour se levait petit à petit. Cependant, le silence régnait. Aucun oiseau ne chantait, aucune circulation ne retentissait. Les matins sur Terre étaient dépourvus d’animation. Cyril se réveilla lentement, prenant le temps d’ouvrir les yeux et de s’étirer. Comme à son habitude, il but le lait chaud versé dans une tasse près de son panier et se leva sans avoir besoin de se changer. Ses vêtements, en plus de le tenir à la bonne température en toutes saisons, ne se salissaient jamais. Toutes traces quelconques étaient exterminées par le doux tissu.

Cyril se déplaça ensuite de pièces en pièces, à la recherche de son maître. Ce dernier ne partait jamais sans le prévenir ou bien lui laissait un mot près de son panier. Or, il n’avait remarqué aucun bout de papier. Le garçon tenta de ne pas s’affoler aussi vite, il jeta quelques coups d’œil à travers la fenêtre du salon pour s’assurer que le véhicule blanc était toujours à sa place. En effet, une forme ovale immaculée se tenait à quelques centimètres du sol, au-dessus d’une pelouse aux multiples couleurs.

La porte d’entrée s’ouvrit alors. L’adolescent se rua voir qui pouvait bien rentrer. Il soupira de soulagement à l’apparition de son maître. Sa curiosité s’attisa lorsqu’un autre homme qu’il n’avait dû croiser que deux ou trois fois dans sa vie, le suivit. Celui-ci caressa sa légère barbe blonde et, de ses petits yeux noirs, fixa Cyril avec un sourire.

-Eh bien, Jules, ton animal est toujours aussi beau. J’en serais presque jaloux.

-Evidemment qu’il l’est, répondit le roux aussi prénommé Jules, c’est mon humain après tout.

Le macia posa sa main sur la tête de Cyril et lui ébouriffa gentiment les cheveux. Le jeune garçon était curieux de savoir qui pouvait bien appeler son maître par son prénom. Il avait l’habitude du surnom « chef ».  Du regard interrogateur, il fixa Jules qui ne tarda pas à comprendre la question.

-Mon petit Cyril, voici un dirigeant de groupe. Il exerce la même fonction que moi.  Comme tu as pu le constater, on s’appelle par nos prénoms. On va faire équipe pendant quelques temps, pour faire avancer la mission plus rapidement. Donc ne t’inquiète pas, tu le verras de plus en plus souvent. Il a aussi un animal de compagnie, tu pourras peut être faire connaissance avec lui, qui sait ?

-Bien sûr ! s’exclama le nouvel arrivant, mon humain t’appréciera à coup sûr.

Cyril n’avait pas confiance aux paroles du macia. Il y avait dans son intonation une sorte de mépris. L’animal de compagnie s’approcha de son maître pour chercher plus de sécurité. Il sentit alors une matière froide lui toucher le cou. On était en train de lui mettre le collier, allait-il y avoir une promenade ?  

-Cyril, je t’emmène avec moi à une réunion, ça te permettra de sortir un peu.
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Le garçon hocha la tête. Participer à une réunion de son maître n’était pas dans ses habitudes, en tant qu’humain il se devait de n’être au courant de rien. Pourtant il était actuellement à l’extérieur, en train de monter dans la voiture de Jules. Un sentiment d’excitation mélangé à de la curiosité s’empara de lui. Ces moments-là étaient rares, Cyril n’avait pas l’habitude de participer au travail de son maître. Enfin, participer était un grand mot. Il ferait juste acte de présence tout simplement, tel était le rôle d’un bon animal de compagnie.

Le véhicule s’arrêta devant un grand bâtiment blanc sans aucune fenêtre existante. De longues sortes de tuyaux gris enroulaient les murs tout en restant espacés entre eux, de façon à pouvoir distinguer plusieurs étages. Deux poteaux placés à la verticale étaient délimités par un petit toit argenté. Le sol de terre et de matière ressemblant au quartz était parsemé de multiples fleurs aux couleurs vives. Plusieurs habitations remplissaient la ville futuriste. C’était une belle citée.

-Cyril attend-nous là. Je suis désolé, tu n’as pas le droit de rentrer dans ce bâtiment.

Le garçon fixa son maître d’un regard extrêmement déçu. Lui qui s’attendait à entendre des informations importantes sur cette « vie sauvage », il en était réduit à rester dehors. Il ne faisait pas froid fort heureusement,  comme toutes les journées qui passaient. Mais le paysage était lassant à admirer.  C’était donc avec regrets qu’il regarda Jules, accompagné de son collègue, passer au travers des murs et disparaître derrière la matérialisation d’une porte.

Une brise tiède soufflait. Le silence régnait. Tout était calme, trop calme. A croire que les macias aimaient rester chez eux ou patrouiller dans les forêts de bois morts à la recherche d’un groupe d’humains. Et pourtant, c’était le cas, cette civilisation avait été créée pour détruire l’humanité.  Ce n’était pas tout, malgré ce désert poignardant, Cyril ressentait une présence qui le fixait. D’où cela pouvait-il donc venir ? Le garçon rechercha du regard ce qui le perturbait tant.

A cause d’une verdure importante constituée principalement de buissons et de quelques arbres, l’adolescent ne pouvait pas s’assurer d’être complètement en sécurité. Son maître n’étant plus là, il pouvait lui arriver n’importe quel danger. Cette sensation devenait de plus en plus forte à chaque instant qui passait. Un cri étouffé s’échappa alors de ses poumons. Celui-ci aurait pu être plus intense si une main glacée ne lui cachait pas la bouche, l’empêchant toutes paroles.

Cyril tenta de s’échapper de l’étreinte de son agresseur mais il sentait que ce dernier possédait une force supérieure à lui. Il se laissa entrainer derrière le bâtiment où Jules était enfermé. Son maître était si proche et il n’avait aucun moyen de lui demander de l’aide. Pourtant, son inquiétude n’était pas si immense qu’il le pensait. Son cœur paraissait faire confiance à la personne derrière-lui.

L’humain domestique fut poussé plus violemment et, sous le poids de l’autre personne, tomba sur le ventre tout en amortissant sa chute de ses bras frêles.  Une chose lourde était aussi allongée sur lui. Tout en se précipitant, il se retourna, apeuré. L’image qu’il vit alors ne pouvait être qu’un rêve.
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Un miroir ? Non, il ne pouvait pas y en avoir à l’extérieur. Une illusion peut être ? Cyril n’en croyait pas ses yeux. Au-dessus de lui se tenait un garçon. Un garçon mince, jeune et aux longs cheveux noirs. Il était quasiment sa copie parfaite. Quasiment car, sur un visage pâle et inexpressif, se tenaient deux grands yeux d’un bleu profond au-dessous d’une mèche partant vers la droite et lui servant de frange. Il était habillé d’un vieux tee-shirt sombre, d’un jean en bon état et de vieilles baskets autrefois blanches. Les deux garçons se regardèrent un moment, les yeux dans les yeux. Aucun n’osait prendre la parole en premier, ils étaient, chacun, intimidés par l’autre.

-Bonjour, commença enfin l’adolescent aux yeux bleus.

Cyril écoutait la voix ressemblant à la sienne mais en plus mûre, d’une oreille perturbée et fascinée. Il aurait voulu sortir un son de sa bouche mais son corps ne répondait plus à ses ordres. Il était pétrifié et tremblait légèrement. Son compagnon continua, se redressant un peu pour pouvoir laisser Cyril faire de même.

-Sais-tu qui je suis ?

Le jeune garçon secoua la tête de gauche à droite. Il s’étonnait même de pouvoir encore bouger son cou. Il allait enfin savoir qui était cet être venu de nulle part qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau.

-Je me nomme Samy. Je suis en quelques sortes… Ton jumeau. Et toi, quel est ton nom ?

Son jumeau ? Cela voulait dire que Cyril avait un frère… Une famille ! Ce garçon, Samy, était-il lui aussi domestiqué ? Pourtant, il ne portait pas de collier. Or, un animal de compagnie sans collier ne pouvait pas se balader librement dans la ville. Et s’il était sauvage ? Ce n’était pas possible non plus, un humain sauvage ne pouvait pas rentrer dans la citée en vie.

-Moi c’est Cyril…

Samy sourit à la prononciation timide du prénom. Il s’agenouilla dans la semi-verdure semi-terre et  dévora des yeux son frère. Après avoir émit un court rire discret et amusé, il s’expliqua.

-Je suis désolé de m’être présenté si brutalement. Je tenais absolument à faire ta connaissance. Voilà plusieurs jours que j’ai découvert l’existence possible d’un jumeau et que je t’observe. J’espère néanmoins que tu ne m’en veux pas pour toute cette indélicatesse.

Le jeune garçon ne savait plus quoi penser. Alors la présence qu’il ressentait depuis un bon moment était simplement son jumeau ? Tout devenait plus clair mais il avait tant de questions à poser. Il s’apprêta d’ailleurs à dire quelques mots lorsque son frère tourna vivement la tête vers le côté du bâtiment. Jules était là, un pistolet à la main. Il visait Samy !

L’adolescent aux yeux bleus  se mit à quatre pattes et fixa le macia d’un regard effrayé, sans pour autant lever la tête. Le chef fut aussi surprit de la ressemblance entre cet humain et son animal. Il hésita un instant avant de ranger son arme. Il tendit sa main, comme pour apprivoiser une bête.
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-N’aie pas peur.  

Samy ne changea pas d’aptitude. Seul son souffle s’était accéléré. Sans attendre, il se leva et fonça derrière-lui vers un tas de buissons qui délimitait une immense forêt. Cyril tenta de récupérer son frère mais n’eut que la force de crier de sa faible voix.

-Samy !

Le macia était sur le point de laisser fuir l’humain sauvage. Mais en entendant le nom, il sortit son arme et appuya sur l’un des boutons de son bras. Soudainement, ses pieds se levèrent à quelques centimètres du sol, provoquant une vive couleur grise projetée sur l’herbe au-dessous de lui.  Progressivement, une tenue argentée vint remplacer ses vêtements, jusqu’à recouvrir sa tête.  Il prit tout de même le temps de s’excuser auprès de son animal.

-Le nom « Samy » ne m’est pas inconnu. Cet humain sauvage te ressemblant doit être quelqu’un d’important dans son clan.

-Ne le tue pas, supplia Cyril.

-Je tenterai de l’attraper vivant si possible. Cependant, si je dois en venir à utiliser une arme pour une raison quelconque, il en sera ainsi.

Sur ces mots, le macia disparut à travers la forêt. Cyril n’avait jamais été aussi inquiet. Il venait d’apprendre que sa famille existait, dans ce monde soit disant dangereux et cruel. Mais était-ce vraiment la vérité ? Son frère paraissait respectueux, sympathique et doux, bien qu’il ait été assez brutal pour l’emmener de force ici. Cependant, il ne souhaitait pas laisser Samy disparaître sans même avoir fait plus ample connaissance avec lui. Il voulait connaitre son passé, la vie sauvage, leurs parents…  Jamais avant il ne s’était intéressé à sa naissance. Jamais il ne s’était posé de questions sur son adoption. Tout cela lui était égal. Maintenant, la curiosité s’emparait de lui, il souhaitait savoir.

Cela faisait déjà quelques dizaines de minutes que le jeune garçon attendait le retour de son maître. Lorsque celui-ci réapparut, il fut angoissé de ne pas apercevoir son frère. Une autre chose l’interpella. C’était le visage crispé du macia. La colère ne montait en lui que très rarement.

-L’humain s’est volatilisé. Mon détecteur a perdu soudainement sa trace, je ne comprends pas.

Cyril sourit discrètement. Son frère était encore en vie et en liberté. Mais allait-il le revoir un jour ? Voilà la question qui le perturbait. Seulement une rencontre l’avait mis dans tous ses états. Il ne pouvait pas reprendre sa vie habituelle si facilement. Le cœur battant, il rejoignit son maître vers la forme ovale et blanche.

-Allez, on rentre à la maison. On s’occupera de ce Samy plus tard.

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Chapitre 2


Depuis quelques jours, Cyril ne quittait pas la fenêtre. Il regardait tantôt le ciel, tantôt la verdure. Comment pouvait –être la vie sauvage ? Telle était la question qui le faisait rêver. Son maître avait remarqué ce changement mais ne s’en préoccupait pas tellement. Il était pourtant tout aussi intrigué que son animal par ce mystérieux garçon apparu au beau milieu d’une citée macia. Tout d’abord, il ne connaissait pas le terme « jumeaux » et pensait que cette rencontre était due au plus grand hasard. Ensuite, il était convaincu qu’un humain sauvage était dans l’incapacité de rentrer dans une ville et encore moins en plein centre de celle-ci. Pour finir, il était perturbé par son détecteur. Celui-ci était de la plus grande qualité, pourquoi avait-il tout d’un coup perdu la trace de l’humain ?

Le jeune garçon se  retourna enfin et s’approcha de Jules, assis sur un canapé de velours blanc posé près de son panier.  Le macia le suivit des yeux, un sourire bienfaiteur aux lèvres. D’un geste de la  main, il l’invita à prendre place à ses côtés. Lorsque son animal s’assit, il le prit dans ses bras et lui caressa la tête. Le jeune garçon se décida à demander d’une petite voix gênée.

-Tu pourrais me parler… De mon adoption ? Est-ce que… J’ai des parents ?

-Ah… ton adoption, soupira Jules, à vrai dire je ne m’attendais pas vraiment à cette question mais puisque tu veux savoir, je ne te cacherai rien.  En vérité, je suis tombé sur toi lors d’une mission à travers les bois. Tu étais seul, nu au pied d’un arbre. Ta peau étais gelée. Je pense que j’aurais abrégé tes souffrances si tu n’avais pas été aussi jeune. De plus, en regardant ton visage calme et triste à la fois, j’ai compris à quel point les humains pouvaient être cruels. J’ai en quelque sorte été apitoyé sur ton sort et t’ai pris avec moi. Après t’avoir réchauffé en t’enveloppant dans un tissu spécial, j’ai longuement réfléchi. Détestant les humains, je n’avais aucune envie d’en adopter un. J’ai fini par tenter ma chance et t’ai amené aux services de désintoxication. Heureusement, ton corps n’était pas tout entièrement recouvert de pollution. Maintenant, je ne regrette pas ce choix. Tu es vraiment un humain différent de ce que j’imaginais. Pour ce qui est de tes parents, à ta place j’éviterais de chercher leur identité.

Cyril écoutait attentivement le discours de son maître. Il analysa chaque mot, tentant de retrouver un fragment de souvenir mais en vain. Il ne s’était jamais imaginé son passé de lui-même et ce qu’il venait d’être dit lui faisait un choc. Il aurait été abandonné par ses parents. Était-ce pareil pour son frère ? Samy était-il dans le même cas que lui ? Pourtant Jules affirmait qu’il n’avait remarqué que lui lors de son parcours, que s’était-il donc passé ?
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Le jeune garçon voulait à tout prix retrouver son frère. Non seulement pour le revoir mais aussi pour qu’il lui révèle la vérité. Et si lui non plus ne le savait pas ? Resterait-il dans le doute toute sa vie ? Cyril sentit les bras de son maître le serrer plus fort que d’habitude. Il tourna la tête vers le macia et l’admira quelques secondes de ses grands yeux verts.

-Enfin bon, ajouta Jules, ne t’attarde pas à réfléchir sur ce que je viens de te raconter. Le passé doit rester passé. Je vais à une petite réunion, veux-tu m’accompagner ?

-Si je viens, je resterai dehors ? s’inquiéta le garçon.

-Non, bien sûr que non. Je te propose cela car c’est à toi que l’humain sauvage a parlé. Tu ne seras dons pas inutile. De plus, ce n’est pas une réunion importante, les animaux de compagnie peuvent y venir sans problèmes.

Le visage de Cyril s’illumina. Il allait pouvoir être utile à son maître. Sans attendre, il se leva et se dirigea vers la sortie pour faire comprendre au macia qu’il était impatient de partir. Ce dernier ne put s’empêcher de rire face à l’aptitude du garçon. Il prit son temps pour le rejoindre et lui enfila le collier noir. Le duo monta dans le véhicule blanc et arrivèrent devant le bâtiment de la réunion. Cet endroit rendait pensif Cyril qui se rappelait de son jumeau. Depuis sa disparition, il n’avait plus ce sentiment d’être suivi et regrettait cela.

Jules fit descendre son animal et l’emmena à l’intérieur des murs blancs, par l’entrée principale. Le hall était des plus luxueux. Le carrelage nacre reflétait la lueur des murs gris lumineux. Le plafond, dont la hauteur était immense, était couvert de longs tuyaux argentés, semblables à ceux de l’extérieur. Au centre de la pièce était posé un immense escalier  immaculé menant à deux étages différents. Cyril était émerveillé par tant de beauté.  Une voix le ramena à la réalité.

-Bonjour chef ! On vous attend là-haut… Oh, je vois que vous avez amené votre humain, il est vraiment magnifique pour quelqu’un de son espèce.

-Merci Mathieu, nous nous y hâtons de suite !

Cyril aimait recevoir de tels compliments. Il suivit son maître en montant l’escalier central et arriva devant un étrange dessin gris représenté sur l’un des murs. Ce devait sûrement être un mécanisme d’ouverture. Les macias possédaient en plus de leur savoir, une imagination débordante. En effet, Jules posa sa main sur l’une des formes géométriques de ce dessin et celui-ci s’illumina un instant avant de s’effondrer progressivement, permettant l’accès à une autre salle, plus petite et moins somptueuse.
[page]
Les murs devaient être d’un matériau ressemblant au bois que l’on trouvait dans les forêts purifiées. Le sol n’était qu’un modeste parquet recouvert de quelques meubles plus futuristes, comme une grande table en carré qui servait de support à un gigantesque écran.  Il n’y avait aucune fenêtre, aucune lampe. Pourtant, la salle était éclairée de tous côtés. Autour de cette table demeuraient une dizaine de chaises blanches dont quelques unes étaient déjà occupées par des macias. L’un d’eux les regarda vivement d’un sourire en s’exclamant.

-Ah Jules, on n’attendait plus que toi !

L’interlocuteur n’était autre que le macia en chef blond, venu lui rendre visite quelques temps auparavant. Affalé sur son siège, il caressait la tête d’un homme installé à genoux sur le sol près de lui. Ce dernier possédait de très courts cheveux de jais accompagnés de petits yeux foncés mais comportait une masse de muscles spectaculaire. Sa partie cylindrique était couverte d’un collier marron à clous. Cyril s’agrippa à son maître, intimidé par cet animal de compagnie. Le macia roux le réconforta d’une légère caresse.

-Je vois que ton animal est fasciné par le mien, affirma le blond, nous devrions les laisser ensemble faire connaissance.

-Il me semble que nous soyons en réunion, n’est-ce-pas ? désapprouva Jules, remarquant l’effroi de son humain.

Son collègue montra ses dents, amusé. Sans insister, il se leva de son siège et baissa la tête vers l’écran de la table. D’un geste de main, il frotta quelques figures apparues. L’image d’une forêt prise de dessus se forma alors. Plusieurs points rouges et noirs étaient éparpillés un peu partout. Certains des points rouges se déplaçaient lentement. Le macia expliqua brièvement.

-Voici le plan de la forêt où le groupe des quatre humains a disparut. Etrangement, ils se dirigeaient vers un bois purifié lorsqu’on les a aperçus. Est-ce la même que celle où a disparu l’humain dont tu nous parlais ?

-Pas tout à fait, répondit Jules, à vrai dire c’est celle qui se trouve derrière-nous. Mais cet humain sauvage aurait conversé un peu avec mon animal, c’est pour cela que je l’ai amené. Il faut dire que c’est ma faute s’il s’est échappé. J’ai été perturbé par leur ressemblance.

-Leur ressemblance dis-tu ? s’étonna le blond en retournant s’asseoir, ils doivent être frères alors, voir jumeaux. Cela veut dire que l’humain vient des mêmes parents que ceux de ton charmant animal.

Jules ne répondit pas. Cette révélation venait de lui faire un choc, il ne pensait pas que deux parents humains pouvaient engendrer plusieurs enfants.  Pourtant, en tant que macia, il se devait de connaitre un certain nombre d’informations. Rien ne devait lui échapper, il était sensé être au sommet de l’intelligence.

-Je partirai en reconnaissance à travers la forêt pour tenter de retrouver les traces de ces humains. Il me faudrait cependant du nouveau matériel de détection. J’ai bien peur que celui que je possède actuellement ne commence à se décomposer petit à petit…
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Les autres macias, dont aucun n’avait osé prendre la parole jusqu’à maintenant, se regardèrent entre eux, surpris. Des murmures incompréhensibles résonnèrent à travers la petite salle. Jules ne comprit pas tout de suite ce qu’il se passait, que pouvaient-ils donc avoir à se dire ? L’une des personnes haussa la voix.

-Notre matériel est de la plus haute qualité, il est donc très peu probable, je dirais même impossible qu’il se dégrade ou s’abime. Vous devez faire erreur chef, votre inattention peut vous jouer des tours.

-Je suis très attentif ! s’énerva le chef, je me souviens parfaitement avoir vu le point rouge disparaître d’un coup.  Mais il n’y a aucune matière capable de tromper le dalta, je ne comprends pas comment cela a pu être possible…

-Avons-nous réfléchi à l’humain ? s’interrogea le blond, il ne me semble pas que nous ayant évoqué l’idée qu’il ait réussi à échapper au détecteur d’une manière ou d’une autre. Huum… En y repensant, j’ai bien envie de partir à la chasse aujourd’hui, ton explication a évoqué ma curiosité !

Jules resta silencieux quelques instants. Il caressa d’une main vive les cheveux de son animal qui ne se faisait pas remarquer. Ce dernier écoutait la conversation sans y prendre part. Il n’avait rien à dire tant que son maître ne lui en avait pas donné l’autorisation.  De ses petits bras, il entoura le macia en posant son visage contre son torse et continua d’apprécier l’affection apportée.

-Soit, fais comme bon te semble. Je vais garder mon propre matériel et retourner en forêt demain. Maintenant, je vais vous laisser, continuez sans moi. Viens, Cyril, je te ramène à la maison.

L’humain domestique se décolla de son maître et s’apprêta à franchir la porte. Etait-il venu pour rien dans ce cas ? Il n’avait fait qu’acte de présence, sans avoir participé à la conversation. D’ailleurs, personne ne se souciait du dialogue entre Samy et lui. Peut-être avaient-ils oublié ? Ou le savaient-ils déjà ? De toute façon, il était déjà en dehors de la salle. Il était trop tard maintenant.

En sortant, il avait sentit le macia en chef blond le fixer avec envie. Son animal en avait d’ailleurs fait autant. Ces deux personnes ne lui inspiraient rien de bon. Cyril en avait peur. Cependant, il ne devait rien dire. Après tout, cet homme était un collègue important de son maître, il ne fallait donc pas l’embêter avec de telles pensées. Le garçon monta dans le véhicule et patienta le temps de rentrer chez lui pour rejoindre son panier.  Jules le regarda s’installer avant d’expliquer.

-Je rentrerai dans le soir. Je t’ai mis ta nourriture dans la boite chauffante. Sois bien sage !

Cyril se retrouva seul, comme tous ces jours où son maître partait travailler. Non, il n’était pas malheureux. Il se sentait tout simplement esseulé. Personne n’était là pour lui tenir la conversation, s’occuper de lui, s’amuser avec lui. Il s’ennuyait et regardait la nature à travers la grande fenêtre du salon. La nuit tombait petit à petit. Il était temps d’aller manger puis dormir pour commencer une nouvelle journée monotone.
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~~~

Le soleil apparaissait progressivement dans le beau ciel bleu de la Terre. Les rayons n’étaient gênés par aucun nuage. La rosée pure du matin ne comportait aucune particule de pollution. C’était une matinée ordinaire depuis la nouvelle ère. L’ère des macias, ceux qui étaient promis à éteindre la race humaine par n’importe quel moyen. Pourtant, les Hommes ne paraissaient pas disparaître si facilement. Ils avaient beau être tués, leur population ne faisait que s’agrandir de plus en plus. Il restait donc d’innombrables parties détruites de la planète.  Les forêts au bois mort étaient l’un des exemples les plus fondamentaux. Les colonies y étaient souvent présentes.

Une vieille voiture noire roulait à travers champ dans une petite prairie entourée d’arbres feuillus. Son moteur ne cessait de grincer au rythme de la vitesse montant en crescendo.  Le vent soufflait, faisant danser l’herbe écrasée sous le poids des roues. Un coup de feu retentit. Un véhicule blanc avançait derrière l’automobile sans se soucier de l’arme.

La forme ovale s’arrêta soudainement en dématérialisant une partie de sa carrosserie. Deux personnes recouvertes entièrement d’une combinaison grise sautèrent à terre,  activant de petites lumières grises sous leurs pieds qui leur permirent de ne plus toucher le sol et de se propulser. Leur rapidité était mille fois supérieure à celle des humains, ils ne tardèrent pas à rattraper la voiture. Deux hommes furent éjectés de celle-ci lorsqu’ils percutèrent malencontreusement un trou. Leurs portières étant ouvertes par les êtres mutants, ils atterrirent dans l’herbe verdoyante. L’automobile continua sa trajectoire vers un arbre.

L’un des deux macias se rua vers le futur accident. Il appuya sur un bouton de sa tenue pour former un étrange pistolet gris en forme de croissant, équipé d’un petit satellite. Il visa le moteur de la bagnole et envoya de petites ondes. Aussitôt, celle-ci se stoppa net dans sa course, sans aucune explosion.  L’homme argenté revint vers les deux humains effrayés du sort qui les attendait. Le pistolet changea légèrement. La forme s’agrandit, le satellite disparut et un petit écran se matérialisa sur le dessus de l’arme.

-Pi…Pitié…  tenta d’articuler l’un des deux humains, en pleurs.

-Vous n’avez jamais connu ce mot lorsque votre civilisation détruisait la Terre. Nous ne le connaitrons pas non plus.

Ces dures paroles furent prononcées avant que le tir ne soit fait. Les deux formes s’écroulèrent sans aucun gémissement. Les macias retirèrent leur casque argenté grâce à l’un des boutons et ramassèrent les composants polluants avant de revenir vers leur véhicule. En s’installant sur le siège, l’un deux dit à l’autre.

-Chef, cela fait longtemps que nous n’avons pas chassé de femmes… Pensez-vous qu’elles ont disparues ?

-Non, s’il n’y avait plus de femmes, il n’y aurait pas de nouveaux nés et donc, d’êtres humains. Elles doivent être protégées dans les colonies… Mais pourquoi cette question ?
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-Disons que cette catégorie me fascine. Après tout, nous ne sommes pas différenciés par hommes et femmes.

Le mode de transport ovale disparut à travers la forêt. Au loin, une forme épiait, cachée derrière un arbre. Elle avait tout vu mais n’était pas intervenue. Elle préférait attendre le départ des macias pour sortir de sa cachette et se diriger discrètement vers la ville, emportée par le désir de finir ce qu’elle avait commencé.

~~~

Cyril marchait en rond, cherchant une activité pouvant  faire patienter le retour de son maître. Il se plaça comme à son habitude, devant la grande vitre du salon. L’extérieur n’était pas des plus intéressants non plus mais il lui permettait d’avoir un avant gout de la liberté. Il s’imaginait, gambadant dans l’herbe verte scintillante, sous un soleil d’été. Dans sa vision, le vent venait danser avec lui, l’emmenant vers des endroits fascinants.  D’autres humains venaient le rejoindre, tous riaient avec lui, partageant sa joie.

Malheureusement, ce n’était qu’un rêve. Un rêve qui permettait de passer le temps. Cyril ne connaitrait surement jamais cette liberté, son maître ne lui permettrait pas cela. Il devait rester sage et attendre sans faire de bêtises. Il devait laisser toutes ses envies de côté et obéir. Obéir, seulement obéir, tel était son devoir en tant qu’animal de compagnie.

Cependant, pendant qu’il était perdu dans ses pensées, le jeune garçon remarqua quelque chose d’anormal dans le reflet de la vitre. Il se voyait debout, droit, en train de le fixer. Tout ce qu’il y avait de plus habituel. Le seul problème était la disposition de la mèche, elle était sensée se retrouver à l’opposé du garçon, pourtant, celle-ci était placée en face de la précédente. De plus, la couleur des yeux n’était pas du tout identique à la sienne. La forme présente à travers la vitre possédait une couleur mer.  

Cyril se laissa tomber sur le carrelage lorsque son reflet leva son bras en douceur  et agita sa main pour le saluer. Non, ce n’était pas du tout un reflet. C’était son jumeau, Samy, en chair et en os qui lui disait bonjour à travers la vitre. Mais comment était-il parvenu à le retrouver ?  Il ne fallait surtout pas que son maître le trouve ici. L’humain de compagnie espérait de tout cœur que Jules ne revienne pas avant le soir, pour une fois il ne souhaitait pas son retour.

Le jeune garçon se releva en hâte pour se diriger vers l’entrée. Il savait comment ouvrir la porte. D’ailleurs le macia, lui faisant confiance, l’avait autorisé à aller dans le jardin sans pour autant qu’il s’échappe. Cyril n’aimait pas le jardin, il voulait contempler la nature de l’intérieur, au chaud derrière sa fenêtre, mais cette fois-ci, ce n’était pas seulement la nature qu’il pouvait se contenter d’admirer. Son propre frère était venu lui rendre visite, chez lui.
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L’humain de compagnie activa le système d’ouverture par emprunte digitale. Après avoir mis le pied sur la verdure étincelante, le mur se referma derrière lui. L’air frais vint chatouiller son visage, encore habitué à la chaleur de la demeure. En tournant la tête de chaque coté, il chercha son frère des yeux. Celui-ci n’était plus à sa place habituelle, ou peut être n’y avait-il jamais été. Peut être était-il repartit. Peut être était-ce simplement une illusion…

-Bien le bonjour, mon cher jumeau.

En entendant le son de cette voix, Cyril se retourna. Devant-lui se trouvait sa copie parfaite, appuyée contre le mur blanc de l’habitation, les bras croisés. Elle le regardait d’un sourire d’une blancheur incroyable. Il secoua légèrement la tête, balançant sa longue chevelure noire vers la droite. Le jeune garçon, intimidé,  n’osa pas s’approcher de suite de son frère. Il attendit que ce dernier vienne vers lui et entame la conversation.

-Tu m’as l’air bien timide. Serait-ce moi qui te fais peur ?

-Non… répondit Cyril d’une toute petite voix.

Samy n’insista pas. Il empoigna délicatement la main de son jumeau et tourna la tête vers la grande vitre du salon. Son visage s’assombrit soudainement. Dans un soupir, il ramena l’humain domestique contre lui et lui murmura près de l’oreille.

-Ce ne doit pas être amusant de rester enfermé ici tous les jours, d’être entièrement soumis à son maître, de faire le bon animal docile à chaque instant. Dis-moi, la liberté ne te tente-elle point ? N’aimerais-tu pas sortir d’ici et venir avec moi pour connaitre la vie sauvage ? Ho, peut-être que cette vie-là te plait et je comprendrais que tu veuilles garder ton petit confort. Seulement, réfléchis à ma proposition.

Cyril se figea et ouvrit de grands yeux en entendant cette proposition. Il aurait voulu donner une réponse de suite, dire à son jumeau que cela était impossible, que son maître ne pourrait jamais accepter. Mais il n’arrivait pas à ouvrir la bouche pour sortir le moindre son.  Les paroles de Samy l’avaient fait entrer dans une profonde réflexion. La liberté. Son jumeau lui offrait la liberté ! Comment refuser un rêve qui pourrait devenir réalité ?

Cependant, Jules lui revint en mémoire. Son maître ne serait sûrement pas content si son animal venait à faire une bêtise en quittant le domicile. Qu’adviendrait-il de lui si le macia le retrouvait ? Lui infligerait-il une sévère punition ? Et s’il ne le retrouvait pas ? Cyril deviendrait un humain sauvage et serait pourchassé par la horde d’êtres mutants. Pourtant, il serait en compagnie de son frère ; de son frère et de tous les humains qu’il souhaitait rencontrer un jour. Alors était-ce vraiment un problème de vouloir changer sa vie ? De toute façon, il y avait dans les deux choix des bons et des mauvais côtés. Mieux valait-il donc choisir la nouveauté, remplie d’aventures et de choses à découvrir.
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-Je peux venir, c’est vrai ?

-Ce n’est pas une offre à prendre à la légère tu sais ? Prévint l’adolescent au regard bleu foncé.

Le jeune garçon avait déjà fait son choix. Sa curiosité venait de prendre le dessus et cette fois, il ne la gardait pas en lui. Il était enfin décidé à faire le grand pas, à prendre ses propres responsabilités. Son frère serait là pour le protéger. Certes, ils ne se connaissaient pas depuis longtemps mais une intense confiance s’était formée entre eux. Un lien fort qui les unissait.

-J’ai pris ma décision. Emmène-moi !

-Si telle est bien ta volonté, alors soit. Dans ce cas, suis-moi. Il ne faut pas que tu emportes quoi que ce soit. Mais dépêche-toi, ton maître pourrait rentrer d’un moment à l’autre.

Cyril ne savait plus que faire. Partir de suite n’était pas prévu dans ses plans. Il pensait recevoir un rendez-vous de son frère pour un autre jour, dans un endroit tranquille. Il regarda une dernière fois son panier, pendant que son jumeau le tirait par la main, l’emmenant avec lui dans un rêve sans doute fabuleux. Enfin, c’était ce qu’il pensait. Il n’avait aucune idée de comment pouvait être la vie sauvage, à l’intérieur des forêts au bois mort dont parlait si souvent son maître. D’ailleurs, il regrettait déjà le moment où celui-ci s’apercevrait de sa disparition…

~~~

Le soir venait de tomber sur la citée futuriste. La lune éclairait le grand salon à travers une immense vitre recouvrant la totalité du mur.  Elle permettait d’entrevoir deux formes debout, regardant un panier vide. L’une d’elles fixait précisément un petit écran sur son poignet représentant un point rouge qui se déplaçait rapidement sur un fond noir. Le bras tremblait. La personne était complètement perdue, ne sachant pas s’il fallait s’inquiéter ou se fâcher.

-Je vais le chercher…

-Non Jules, surtout pas ! s’exclama la personne près de lui, n’as-tu donc pas compris que si tu le laisses s’enfuir, il nous mènera directement à une colonie d’humains ?

-Il doit être avec son soit disant jumeau, murmura le macia à lui-même, comment ai-je pu être assez bête pour ne pas me douter une seconde que cet humain sauvage viendrait jusqu’ici… Heureusement que Cyril possède une puce en lui me permettant de savoir où il se trouve…

-Huum… Son frère jumeau ? réfléchit le blond en enroulant une mèche bouclée entre ses doigts, je me demande s’ils se ressemblent beaucoup. Penses-tu qu’il soit aussi beau et mignon que ton animal ? Si c’est le cas, j’aimerais beaucoup faire sa connaissance…

Jules garda le silence à cette remarque. Il se rappela du nom de l’humain. « Samy », plus il y repensait, plus il était certain de le connaitre. Il en était sûr, il l’avait déjà entendu dans une information importante lors d’une de ses réunions. Cependant, ses souvenirs restaient flous. Il devait se contenter d’abord d’attendre, juste quelques instants… Puis lorsque le moment fatidique arrivera, il sera l’heure de continuer la mission et de récupérer son animal.

-Colonie repérée !



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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mar 5 Mai - 18:59

affraid  T'es vraiment super sadique ! Il est tellement génial ton roman ! Tu me fais vraiment baver X)
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mar 5 Mai - 19:03

C'est pour te punir de ne pas avoir aidé mon pays en guerre ! :'D

Et merci, tiens cadeau ! *te tend un mouchoir pour essuyer ta bave xD*
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 14:28

Début du chap 1 en ligne ^-^
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 15:44

X) merci *prend le mouchoir*
Il est trop bien !
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 15:53

Et on veut la suite.

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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 15:57

Suite demain :3
(quoi yoru, déjà accro ? Tu seras trop facile à torturer alors Surprised)
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 15:58

Non, pas accro. Pas aussi facilement ! x')

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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 16:01

Bientôt bientôt y'aura des passages assez sadomaso en plus xD
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 16:02

......//SBAFF// c'est bon je suis calmé XD

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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 16:09

Arrête de baver tu en fous partout xD
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 16:14

Arrête de me faire baver aussi ! X'D

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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 16:19

Rhalala *te tends un mouchoir aussi*
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 16:22

Merci. *essuie le filet qui coule le long de mon menton*

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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 16:40

Je m'en doutais qu'il y en aurai... Après tout c'est une oeuvre de jm notre lapin crétin premier fan de yaoi X)
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 18:17

Wee et encore j'ai pas mis de yaoi ni de sexe xD (désolé yoru xD)
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 18:24

Pourquoi moi ?!! X'D

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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 18:29

Parce que je sais que tu adores ça xD
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Yoru
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Mer 6 Mai - 18:36

Mais euuuuh ! (TT_TT)

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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Jeu 7 Mai - 12:30

suite Wink
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Jeu 7 Mai - 17:41

Ouah ! trop bien !!!
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Jeu 7 Mai - 17:54

Merci Razz du coup, le chap 1 est enfin terminé ^^ (bon ok, j'en suis à la moitié du chap 5 xD)
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Jeu 7 Mai - 17:57

Ce chapitre est génial ! Vive le 2 !
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Jeu 7 Mai - 18:01

Je posterai demain le début du 2 ^-^
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MessageSujet: Re: S.O.S Humain !   Jeu 7 Mai - 18:01

Ouais, on veut la suite. (ne crois que je suis accro.)

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